"Vivre à côté de l'autre, et partager sa vie,
Aimer tout ce qu'il est, son odeur ses gestes aussi,
Avancer côte à côte, et s'arrêter ici,
Au milieu des regrets, et de tout ce qu'on c'est dit.
Le souvenir de l'autre est tellement précis,
On le sent, on le frôle,
On caresse son ombre la nuit,
Le temps pousse à la faute,
Et on en paye le prix,
D'avoir le premier rôle, et plus rien aujourd'hui.
On est si peu de chose,
Quand l'autre s'en va,
Quand le manque s'impose,
Quand on a plus le choix,
On apprend tant de choses,
Quand l'autre n'est plus là,
Plus là.
On refait son décors,
On range les photos,
On a peur quand on sort,
On se dit que c'est trop tôt,
On est mal dans son corps,
On ne se trouve pas beau,
L'impression d'être mort,
Sans l'autre, contre sa peau.
On est si peu de chose,
Quand l'autre s'en va,
Quand le manque s'impose,
Quand on a plus le choix,
On apprend tant de choses,
Quand l'autre n'est plus là,
Plus là.
On est si peu de chose,
Et tellement à la fois,
Quand le manque s'impose,
On est plus vivant que l'on croît,
On comprend tant de choses,
Quand l'autre n'est plus là,
Plus là.
On est si peu de chose,
Quand l'autre s'en va,
Quand le manque s'impose,
Quand on a plus le choix,
On comprend tant de choses,
Quand l'autre n'est plus là,
Plus là."